|
Complexe
et rigoureux, le processus de l'anodisation comporte, au long d'une chaîne de bains de
trempage et de rinçage successifs des profilés et tôles d'aluminium, trois étapes
principales : formation de la couche de cristaux d'alumine, coloration, colmatage
d'étanchéité de la couche anodisée.
La formation des cristaux d'alumine est
réalisée en bain électrolytique. L'épaisseur de cette couche cristalline varie selon
trois classes d'anodisation, en fonction de la destination finale du profilé et de sa
situation d'emplois dans l'ouvrage. Une couche de 15 microns d'épaisseur est nécessaire
à une bonne protection du métal en extérieur. L'atmosphère corrosive de bord de mer,
celle des grands centres industriels exige 20 microns d'épaisseur. Par contre en
intérieur protégé, une couche de 5 microns suffira à assurer la protection du métal.
L'anodisation de couleur s'appuie sur un
phénomène de structure du cristal d'alumine. Celui-ci est percé en son centre d'un
fin canal qui peut recevoir à volonté des colorants permettant une gamme de teinte de
plus en plus large avec le développement de nouvelles techniques. La gamme des ors est
réalisée par immersion des profilés d'aluminium dans un bain de colorants
synthétiques, la gamme des bronzes et du noir est réalisée par électrolyse de
colorants métalliques.
Le colmatage d'étanchéité réalise une couche anodique parfaitement étanche qui
conditionne la qualité de protection de la surface. Effectuée par hydrolyse du métal,
cette opération doit être menée avec le plus grand soin : c'est elle qui détermine la
bonne conservation de l'aspect esthétique du métal.
Connu pour leur grande stabilité à la
lumière, les teintes obtenues par anodisation gardent très longtemps une excellente
tenue, à condition toutefois que l'anodisation ait été menée selon les prescriptions
établies par la profession au niveau européen. Un label de qualité, QUALANOD, définit
ces prescriptions. |